intolérances alimentaires et santé : vrai danger ?

intolérances alimentaires et santé

Qui n’a jamais entendu parler du lien entre intolérances alimentaires et santé ? Simple effet de mode pour certains, véritable cauchemar à vivre pour d’autres, source de doute pour la plupart, l’intolérance alimentaire concerne beaucoup plus de monde qu’il n’y paraît dans les pays développés. Et si je vous disais qu’en plus d’être fréquente, elle nous mettait directement en danger… ?  Aujourd’hui, dans cet article, je vous explique pourquoi certaines intolérances nous mettent en danger. Mais aussi quelles sont les réelles incidences de l’intolérance sur l’organisme, le poids et le cerveau.

 

De l’intolérance alimentaire à l’inflammation chronique

 

intolérances alimentaires et santé

 

Pour bien comprendre le lien entre intolérances alimentaires et santé, voyons ce qu’il se produit à l’ingestion d’un aliment. Il faut d’abord comprendre que chaque aliment est un corps étranger pour l’organisme. Lorsqu’il est ingéré, un aliment est alors systématiquement passé au crible.

On parle d’intolérance ou d’hypersensibilité alimentaire lorsque le test n’est pas vraiment concluant. L’ingestion de l’aliment déclenche des réactions de l’organisme dirigées contre des substances issues de la digestion. Sans pour autant que le systéme immunitaire intervienne.

Ces réactions donnent lieu à une inflammation de la muqueuse intestinale, qui est alors lésée et fragilisée. Chez les personnes souffrant d’hypersensibilité alimentaire, l’ingestion de l’aliment en cause déclenche des réactions désagréables et symptomatiques (gazs, ballonements, fatigue, nausées, etc.). On assiste alors à divers phénomènes : malabsorption, fermentation de molécules dans l’intestin, trouble de la perméabilité intestinale, etc.

L’inflammation appelant l’inflammation, le phénomène s’étend et devient chronique : on parle d’inflammation chronique ! Or on sait désormais qu’un terrain inflammatoire chronique est le siège favori des maladies de civilisations et : cancers, maladies cardiovasculaires, maladies inflammatoires chroniques digestives ou cutanées, diabète, etc.

C’est ainsi que qu’intolérances alimentaires et santé sont liées. Et que l’organisme est mis à rude épreuve et exposé à de nombreux dangers. Mais ce n’est pas tout !

 

Intolérances alimentaires et santé : quel impact sur le poids ?

 

intolérances alimentaires et santé

 

Si je vous disais que vos quelques kilos récalcitrants pouvaient être directement liés à l’intolérance alimentaire ? Une fois de plus, tout est question…  D’inflammation !

L’inflammation chronique de l’intestin modifie complètement la barrière intestinale et sa perméabilité. En fin de compte, c’est tout le métabolisme qui se retrouve complètement chamboulé. Entre phénomènes de malabsorption, libération anarchique d’hormones et phénomènes compensatoires de rétention d’eau, l’incidence sur le poids est presque inévitable ! Le pire dans cette histoire ? Le lien n’est pas souvent établi en premier lieu, les kilos s’installent et l’organisme se retrouve dans une impasse dont il est très difficile de sortir.

C’est pourquoi, et même s’il n’est pas évident de faire le lien, la relation toxique entre intolérances alimentaires et santé peut aussi déborder et s’étendre à des degrés plus « esthétiques ».

Pas facile alors de faire la part des choses entre prise de poids émotionnelle, liée à l’intolérance ou encore à l’excès alimentaire. D’autant que l’industrie a profondément bouleversé notre manière de manger mais aussi la nature même de notre alimentation. En plus des nombreux aliments transformés qui ont envahi notre alimentation quotidienne, il faut faire face à une structure des aliments en pleine mutation. Parce que non, le gluten n’a pas toujours été si difficile à toléré pour l’organisme. Il en va de même pour le lait, pour la viande, et pour un tas d’autres aliments mis en cause aujourd’hui dans le développement des intolérances alimentaires.

Il est, de ce fait, plus que jamais nécessaire d’apprendre à écouter son propre corps et à faire confiance aux signaux qu’il envoie quotidiennement. D’autant que vous n’êtes pas au bout de vos surprises : il existe encore un lien très très important entre intolérances alimentaires et santé. Avez-vous pensé à votre cerveau ?

 

Et si l’intolérance alimentaire impactait aussi notre état d’esprit ? 

 

intolérances alimentaires et santé

 

À moyen terme, l’intolérance alimentaire conduit à des phénomènes qui dépassent le simple champ du symptomatique. Autrement dit, les liens entre intolérances alimentaires et santé couvrent un rayon bien plus vaste qu’il n’y paraît. Les aliments ne remplissent plus leur rôle premier : au lieu de fournir de l’énergie, ils fatiguent le système digestif.

Peu à peu, s’installent fatigue chronique et lassitude. Cette lassitude fait aussi suite à l’accumulation de symptômes jusqu’ici banalisés (douleurs chroniques, migraines, ballonnements, mal-être quotidien, etc.).

Nous savons désormais que le cerveau communique directement avec l’intestin qui abrite une quantité incroyable de neurotransmetteurs. Ainsi, la dégradation de la flore intestinale induite par l’intolérance alimentaire vient perturber directement ces échanges. On sait par exemple, que l’intestin en mauvaise santé influence la libération de sérotonine, hormone du bonheur.   En conséquence, l’intolérance alimentaire pourrait dans certains cas être responsable de compulsions alimentaires. Mais aussi de déprimes, troubles de l’humeur et autres phénomènes dépressifs.

 

Tous ces liens semblent parfois incroyables pour certains. Pourtant, ils sont bel et bien réels. Il suffit de bien comprendre le fonctionnement du corps humain pour s’en apercevoir. Si cet article fait écho à votre vécu, n’hésitez pas à vous interroger plus précisément sur votre alimentation et ses impacts potentiels sur vos difficultés actuelles. Le lien entre intolérances alimentaires et santé n’est pas systématiquement fait par le corps médical. Cependant, il s’agit d’une relation désormais admise et de mieux en mieux comprise et entendue.

Leptine et perte de poids : une question d’hormones ?

leptine et perte de poids

Si vous faites attention à votre ligne, peut-être avez-vous déjà conscience du rôle des hormones sur les variations de poids. Parmi toutes les hormones impliquées dans les mécanismes de perte et de prise de poids, il y en a une que la science laisse injustement de côté : la leptine. Pourtant, on découvre peu à peu l’étendue de ses bénéfices sur la ligne et la santé. D’ailleurs, on la surnomme hormone de la minceur. Dans cet article, découvrez le lien entre leptine et perte de poids, puis comment stimuler la production de leptine pour garder, ou retrouver, un poids santé.

 

La leptine, c’est quoi ?

Les scientifiques ont découvert le fonctionnement de la leptine relativement tardivement. Voici ce que l’on en sait aujourd’hui. La leptine est une hormone produite dans le tissu adipeux et qui a pour effet de provoquer la satiété. Après un repas satisfaisant, les adipocytes libèrent la leptine vers le cerveau (hypothalamus), ce qui a pour effet d’induire la sensation de satiété. D’où le lien très fort qui existe entre leptine et perte de poids.

La leptine et la ghréline ont des actions antagonistes. En effet, la ghréline induit la sensation de faim et l’accumulation de tissu graisseux.

On sait désormais que la leptine a une action très importante sur la perte de poids. Elle induit la satiété, module les quantités de nourriture ingérées et a un effet bénéfique sur le comportement alimentaire.

Pour rester mince ou perdre du poids, la leptine est un élément essentiel à prendre en considération.

 

Pourquoi le mécanisme d’action de la leptine peut-il être perturbé ?

 

leptine et perte de poids

 

Il y a deux situations particulières qui peuvent impacter le fonctionnement de l’hormone de la minceur et ainsi perturber production de leptine et perte de poids :

 

  • La résistance à la leptine : il s’agit d’une situation courante, notamment chez les personnes en surpoids. Dans ce cas, la leptine est libérée correctement par les cellules graisseuses. Mais elle ne parvient pas normalement au cerveau. Ce mécanisme n’est pas encore parfaitement connu. Cependant, vous pouvez simplement retenir que la résistance à la leptine empêche la sensation de satiété de se faire ressentir pleinement et au bon moment. Cela perturbe profondément les comportements alimentaires et entraîne la prise de poids.

 

  • Un faible taux de masse grasse : comme je vous le disais précédemment, la leptine est libérée par les cellules du tissu adipeux. Un taux de masse grasse optimal équivaut de ce fait à une quantité de leptine optimale. Au contraire, un trop faible taux de masse grasse ne permet plus une production optimale de leptine. Il est donc essentiel de conserver un taux de graisse corporelle physiologiquement sain pour ne pas perturber le mécanisme. En cas de maigreur extrême, leptine et perte de poids ne vont plus vraiment de pair.

 

 

Leptine et perte de poids : 4 astuces pour stimuler la production de leptine et rester mince

 

leptine et perte de poids

 

1) Diminuez votre consommation de sucres

Récemment, les scientifiques se sont aperçus d’un lien inversement proportionnel entre consommation de sucres et production de leptine. En effet, le sucre blanc, le fructose (sucre des fruits), et les sucres contenus dans les céréales et légumineuses inhibent la production de leptine par l’organisme.

 

2) Privilégiez un sommeil de qualité

Durant votre sommeil, votre organisme continue de travailler pour vous. On sait désormais qu’un temps de sommeil suffisant permet d’inhiber la production de ghréline (hormone de la faim). Mais aussi et surtout de stimuler la production de leptine (hormone de la satiété). Production de leptine et perte de poids vont aussi avec une hygiène de vie correcte.

 

3) Évitez la restriction calorique

La restriction calorique s’accompagne souvent d’un non respect des sensations alimentaires et d’une baisse du taux de masse grasse. Au moins à court terme. Ces deux phénomènes chamboulent particulièrement la production et l’utilisation de la leptine par l’organisme. Ce qui explique pourquoi les régimes drastiques ne fonctionnent jamais très longtemps.

 

4) Mangez à intervalles réguliers

Votre organisme sécrète de la ghréline toutes les 4 heures. Il est donc recommandé de manger toutes les 4 heures pour maintenir le taux de ghréline bas et éviter d’entretenir la faim. Des repas équilibrés et réguliers permettent aussi de stimuler la production de leptine et de rester mince.

 

Pour conclure et si vous souhaitez conserver un poids santé, entretenir la production de leptine est une des meilleures choses à entreprendre. En effet, au lieu de s’obstiner à compter le nombre de calories faire en sorte que le taux de leptine (hormone de la minceur) soit optimal est une stratégie qui peut se révéler gagnante à long terme. Avec ces 4 conseils, il vous sera désormais beaucoup plus facile de faire rimer production de leptine et perte de poids !

Régimes alimentaires tendance : avis de diététicienne

régimes alimentaires tendance

Des régimes alimentaires tendance, il en existe vraiment beaucoup ! De plus en plus nombreuses sont les méthodes de perte de poids qui voient le jour et tentent de se faire une place sur le marché très prisé de la minceur. En tant que diététicienne, j’ai droit constamment à des questions, à des avis ou encore à des commentaires plus ou moins construits sur tel ou tel régime. C’est presque quotiden, et je pense que je suis loin d’être la seule dans ce cas. J’ai donc décidé, dans cet article, de démêler le vrai du faux et de vous donner mon avis de diététicienne sur 4 régimes alimentaires tendance. Vous allez voir : si certains sont à fuir à tout prix, d’autres sont assez intéressants !

 

1. La méthode Comme j’aime

Ah, Comme j’aime ! Par où commencer ? Commençons avec un fait qui devrait parler à tout le monde (du moins à tous les détenteurs de télés). Si vous regardez la télé le matin, l’après-midi, le soir ou encore la nuit vous êtes certainement déjà tombé sur une publicité pour le programme Comme j’aime. Vous savez, les 7 petits déjeuners gratuits, les 7 déjeuners gratuits et les 7 dîners… gratuits ! C’est indéniable, Comme j’aime fait partie des régimes alimentaires tendance. Mais que vaut-il en pratique ?

 

régimes alimentaires tendance

Le principe de Comme j’aime

Comme j’aime propose de vous livrer 1 à 12 mois de repas à domicile et vous promet une perte de poids exemplaire. Allant de 4 à 8 kg par mois.

Le programme vous arrive donc à la maison, par cartons d’un mois entier, et il ne vous reste plus qu’à mettre vos repas au micro-ondes et à les manger sans vous poser de questions. Vous maigrissez, c’est génial. Tout le monde est content, ou presque. Chez Comme j’aime, une journée type se compose en général d’un petit déjeuner, d’un déjeuner, d’une collation et d’un dîner. Je n’ai pas rajouté gratuit derrière chaque mot, dans la vie rien est gratuit. Évidemment. Vous pouvez choisir entre 3 programmes qui comportent plus ou moins de calories selon votre niveau d’activité et votre objectif. Une fois par mois, le programme offre aussi la possibilité d’échanger avec une conseillère en nutrition. Ah oui, et ça coûte entre 350 et 600 euros par mois.

Mon avis de diététicienne sur la méthode Comme j’aime

Avec le programme Comme j’aime, la perte de poids est impressionnante, je le sais parce que je l’ai vu faire. Cependant, elle n’est absolument pas durable. Parmi les régimes alimentaires tendance, Comme j’aime est un des plus dangereux pour la ligne à long terme. Il revient à manger des plats sous-vide matin, midi et soir. Le ratio calorique est très bas et l’apport en nutriments dérisoire. Aucune activité physique n’est encouragée. La plupart des conseillers en nutrition ne sont pas diplômés en diététique. Rien n’encourage à prendre de vraies habitudes alimentaires, à reprendre goût à la cuisine, à prendre plaisir à manger. Rien ne va dans le sens d’une perte de poids saine et durable. À la reprise d’une alimentation « normale » avec de vrais aliments, la reprise de poids est presque inévitable. Tout ça pour une fortune. Souriez à la vie 🙂

 

 

2. Le programme Croq’kilos

Parmi les régimes alimentaires tendance, il y a aussi Croq’kilos. Enfin, pour Croq’kilos il est plus juste de parler de programme de rééquilibrage alimentaire. Voyons ensemble ce qu’il en est.

 

régimes alimentaires tendance

 

Le principe de Croq’kilos

Croq’kilos propose des programmes alimentaires détaillés destinés à la perte de poids. Ici aussi, vous pouvez choisir un programme plus ou moins calorique selon votre niveau d’activité physique, votre objectif et votre progression. Pour 9 à 15€ par mois, le programme Croq’kilos vous donne accès à un espace personnel et à une communauté sur les réseaux. À la souscription de votre abonnement on vous fournit un plan alimentaire détaillé comprenant des menus et recettes pour vos repas du matin, du midi et du soir. Plus une collation. Vous pouvez, à loisir, personnaliser votre journée de menus en sélectionnant les recettes qui vous correspondent le plus. Croq’kilos s’occupe aussi d’élaborer votre liste de courses en fonction de menus mis en avant.

Durant votre programme, des diététiciennes diplômées répondent à vos interrogations et sont disponibles pour vous aider à atteindre vos objectifs. Aussi, le programme Croq’Body récemment paru permet d’allier alimentation et pratique sportive pour pérenniser les résultats.

 

Mon avis de diététicienne sur le programme Croq’kilos

Au milieu de tous les régimes alimentaires tendance, Croq’kilos a le mérite de réunir tous les ingrédients indispensables pour une perte de poids durable et saine. Les menus correspondent aux besoins en nutriments de l’organisme, tous les groupes alimentaires sont représentés et les recettes sont gourmandes à souhait. Le programme Croq’kilos permet de prendre de bonnes habitudes alimentaires, de reprendre goût à la cuisine et de se faire plaisir tout en perdant du poids. La perte de poids est raisonnable et rapide juste ce qu’il faut pour ne pas risquer de tout reprendre par la suite. Pour 9€ par mois, je trouve ça plus que raisonnable. Beaucoup de bon sens.

 

3. Le concept So shape

Si vous êtes un habitué des réseaux sociaux, vous n’avez pas dû échapper à la folie So Shape. Entre tous les régimes alimentaires tendance, c’est pour mois le plus énigmatique. Un repas complet dans un berlingot. Ah bon ?! Mais pour quoi faire ?

 

régimes alimentaires tendance

 

Le principe de So shape

So Shape est un concept relativement récent. Pour faire simple, la méthode consiste à faire un vrai repas le midi et à consommer un berlingot So Shape lors des autres repas, le matin et le midi. Les berlingots So Shape se déclinent en différentes saveurs sucrées et salées (chocolat, brownies, pâtes au fromage, risotto etc.). Le contenu du berlingot souvent en poudre est à réhydrater dans une eau froide ou chaude selon la recette et peut être consommé immédiatement. Chaque berlingot contient, grosso modo, 200 kcal. Et coûte au minimum 3€. Voilà, et avec ça vous perdez du poids.

 

Mon avis de diététicienne sur le concept So shape

Tout d’abord, je dois dire que je suis extrêmement perplexe au sujet de la vision de l’alimentation des fondateurs de So Shape. Aussi joli soit le design des produits, comment peut-on manger des choses pareilles plusieurs fois par jour ? Après avoir travaillé en EHPAD, je peux vous assurer que le contenu d’un berlingot So Shape ressemble à s’y méprendre aux repas servis aux patients hospitalisés et qui ne sont (malheureusement) plus en capacité de mâcher correctement. Il n’est évidemment pas le reflet d’une alimentation souhaitable sur le long terme. Le concept So Shape est relativement cher, ne permet pas de prendre de vraies bonnes habitudes alimentaires et encore moins d’entretenir le plaisir de manger. Enfin, d’un point de vue nutrition, deux repas à 200 kcal dans la journée, c’est assez catastrophique et fortement propice aux désordres alimentaires et à la reprise de poids.

 

 

4. L’indémodable Weight watchers

Bien que ne faisant pas vraiment partie des régimes alimentaires tendance, j’ai choisi d’inclure Weight Watchers dans mon article. La méthode Weight Watchers ne date pas d’hier mais s’est profondément renouvelée dans les dernières années.

 

régimes alimentaires tendance

 

Le principe Weight Watchers (WW)

Tout d’abord, Weight Watchers est une méthode basée sur le calcul de SmartPoint. En fonction de votre objectif, de votre niveau d’activité et d’un tas d’autres facteurs, vous avez droit à un nombre défini de Points par jour pour atteindre votre objectif. Chaque aliment compte pour un nombre défini de points. Certains aliments, en raison de leur bénéfice pour la santé, comptent pour zéro point et peuvent être consommés à volonté. En gros, vous constituez votre journée comme vous le souhaitez dans le respect d’un nombre de point défini.

 

Mon avis de diététicienne sur le programme Weight Watchers

Je pense que le régime WW reste, encore à ce jour, un des plus sensés et efficaces sur le marché. Aucun aliment n’est interdit et tout est fait pour que tout le monde puisse manger à sa faim et perdre du poids tout prenant plaisir à manger. Le calcul de points est un peu pénible, c’est peut-être le point le plus négatif. Weight watchers, à l’inverse de beaucoup d’autres régimes alimentaires tendance, donne l’accès à une véritable communauté et permet d’assister à des réunions d’informations sur des thèmes relatifs à la nutrition. Enfin, la méthode WW s’est renouvelée et inclut désormais l’activité physique, le bien être psychologique et prend en compte la qualité nutritionnelle des aliments au delà de leur apport calorique. Une formule complète et efficace !

 

Au final, que faut-il penser des régimes alimentaires tendance ?

Pour conclure sur cet article, assez conséquent je vous l’accorde, je dirai simplement qu’il existe de grandes disparités entre tous les régimes alimentaires tendance. « Comment faire le bon choix ? », me direz-vous.  Un peu de bon sens ! Il est évident que c’est toujours une mauvaise idée de se déconnecter complètement du mode alimentaire courant. Cuisiner, prendre plaisir à manger de tout, être encadré par des professionnels, apprendre des choses, prendre de bonnes habitudes, sont autant d’éléments indispensables pour perdre du poids sainement et durablement.

Au contraire, se faire livrer 30 jours de nourriture sous vide à réchauffer au micro-ondes ou manger de la nourriture réhydratée deux fois par jour : on part du principe que c’est une mauvaise idée. Tout simplement.

Poids sur la balance : attention, méfiance !

poids sur la balance

Chaque matin, c’est le même rituel : vous montez sur la balance yeux fermés, doigts croisés, ventre vide et en priant bien fort pour avoir perdu quelques centaines de grammes. Bien plus qu’un simple indicateur, les chiffres affichés sur la balance vont décider si, oui ou non, vous avez le droit de passer une bonne journée. Si vous devez, ou non, vous sentir coupable et avoir un sentiment d’échec. Et c’est ainsi dans des milliers de foyers. Mais que veut vraiment dire le poids sur la balance ? Est-il fiable ? Comment l’interpréter ? Quelques éléments de réponses dans cet article !

 

Qu’indique le poids sur la balance ?

Ai-je maigri ? Pris du gras ? est-ce que ma silhouette s’est amincie ? Sont autant de questions auxquelles on espère pouvoir répondre simplement en passant par l’examen de la balance. Pourtant, rares sont les personnes conscientes de ce qui compose leur corps et de ce qui influence le chiffre qu’indique la balance. Sur lequel tant d’espoirs reposent pourtant.

Notre poids total est, en fait, le total des poids des masses qui nous composent. Rappelons que notre masse maigre englobe le poids des viscères, des organes de l’eau, des os et des muscles. Ainsi, elle représente 70 à 90% de notre poids total. La masse grasse, composée de notre graisse corporelle, doit idéalement représenter 15 à 25% de notre poids total. Ces données sont variables.

Le poids sur la balance ne fait aucune différence entre tous ces éléments, c’est une globalité. Or, si vous souhaitez perdre du poids, c’est avant tout la graisse que vous ciblez. Mais comment se fier à un poids global, lorsque seul un petit pourcentage de ce dernier peut changer la donne ?

 

J’ai pris du poids : qu’est-ce que ça veut dire ?

Vous avez tout fait : bu beaucoup d’eau, bougé, mangé des légumes, arrêté le chocolat. Tout. Mais rien n’y fait : vous avez encore pris 1 kg. À mois d’une mauvaise blague, comment expliquer ces variations de poids qui échappent à toute logique ?

 

La rétention d’eau

 

poids sur la balance

 

Sachez que l’eau est, à court terme, le facteur qui influence le plus votre poids sur la balance. Un exemple très simple : pesez vous, buvez un grand verre d’eau, puis repesez vous. Vous avez pris 200 g sur la balance. Minimum.

En 24h le poids peut varier de plus ou moins 1,5 kg en fonction de l’état d’hydratation de l’organisme. Lorsque vous transpirez ou après une séance de sport, votre poids sur la balance varie. Lorsque vous buvez, il varie aussi, etc. Ajoutez à cela les problématiques de rétention d’eau. Dans ce cas et sous l’influence de la chaleur, des hormones ou de votre alimentation, l’organisme retient l’eau de manière excessive dans les tissus. Votre poids peut alors fortement augmenter en très peu de temps. Pourtant, vous n’avez pas « grossi ».

 

Transit et variations de poids sur la balance

En fonction du moment de la journée et de l’état de votre transit, votre poids sur la balance peut varier de quelques centaines de grammes. Le poids de votre corps n’est pas le même après être allé à la selle, ni lorsque votre vessie est pleine, etc. C’est d’autant plus vrai chez les personnes qui souffrent de troubles du transit chroniques (colopathies fonctionnelles, maladies inflammatoires de l’intestin, etc.). Souvent le lien entre transit lent et difficulté à perdre du poids n’est pas fait, pourtant cela peut changer beaucoup de choses.

 

Gain de muscle et prise de poids

 

poids sur la balance

 

Le poids sur la balance ne prend pas en compte les % de masses grasses et de masses musculaires. C’est certainement le plus dommage. En effet, lorsque vous combinez alimentation équilibrée et activité physique régulière, deux choses se passent : votre masse musculaire se développe et votre masse grasse diminue.

Vous pensez mettre toutes les chances de votre côté et pourtant votre poids ne bouge pas : frustrant, non ?

En réalité, pas du tout ! C’est plutôt un bon indicateur. Votre muscle est plus dense que votre graisse, il pèse plus lourd mais prend moins de place. Cette modification de la répartition des masses peut donc donner lieu à une stagnation du poids, voire à une légère prise de poids (de 1 à 3 kg). Pourtant, vous perdez de la graisse et votre silhouette se redessine, c’est une excellente chose.

Au contraire, une perte de poids supérieure à 1 kg en une semaine n’est pas bon signe et peut laisser présager le contraire : vous perdez de la masse maigre (eau ou muscles).

 

Prise de poids hormonale

Enfin, et c’est un facteur très important chez la femme surtout, les hormones entraînent des fluctuations de poids importantes. Selon la période du cycle féminin, l’état de stress et la qualité du sommeil, les sécrétions hormonales varient et influencent directement le poids indiqué sur la balance. Ainsi, il est très courant de prendre 1 à 2 kg autour des règles puisque la hausse de la concentration en oestrogènes et en cortisol favorise la rétention d’eau à cette période du cycle.

 

Comment bien se peser ?

Nous venons de le voir, le poids sur la balance est à prendre avec des pincettes. Tout un tas de facteurs peuvent venir l’influencer et nous induire en erreur. Pour bien se peser, certaines règles sont à respecter :

 

  • Pesez vous une seule et unique fois par semaine
  • Le même jour
  • Dans la même tenue
  • Au même moment de la journée
  • À jeun de préférence
  • Sur la même balance
  • Après être allé aux toilettes

 

De cette manière, vous aurez une idée plus juste de votre évolution depuis la dernière pesée. Aussi, cela vous évitera d’être perturbé par des variations de poids soudaines et que vous ne savez pas comment expliquer. Enfin, et c’est peut-être le plus important, cela vous protège de la relation toxique que vous pourriez développer avec votre balance. Le poids sur la balance est, pour beaucoup, un jugement brutal qui entraîne culpabilité, angoisse et rapport obsessionnel à l’alimentation.

 

Quels sont les moyens plus fiables d’évaluer sa perte de poids ?

 

poids sur la balance

 

Pour évaluer non seulement votre perte de poids, mais surtout l’évolution de votre silhouette il existe quelques moyens bien plus fiables que le poids sur la balance.

1) Les mensurations

Premièrement, prenez vos mensurations. Les tours de taille, de cuisse, de hanche et de bras permettent d’avoir une idée très précise de ce qu’il se passe dans votre corps. Typiquement, si vous prenez du muscle et alors que votre poids stagne, vous pouvez tout à fait observer une perte significative de cm au niveau des cuisses ou du ventre. Votre silhouette s’est tout simplement redessinée !

2) La photographie

De plus, le fait de prendre des photographies de vous régulièrement, dans la même tenue et dans la même posture permet d’observer l’évolution de votre apparence. Vous vous voyez tous les jours, il est donc très difficile de noter une différence objective. Une photo prise à un instant T permet d’avoir cette objectivité.

3) Les vêtements

Enfin, pour évaluer sa progression rien ne vaut un… pantalon ! Il s’agit de la plus banale des méthodes d’évaluation mais sans doute de la plus efficace. Prenez un pantalon témoin dans lequel vous vous sentez parfaitement à l’aise. S’il finit par être trop grand, votre silhouette s’est affinée. S’il commence à vous serrer, vous vous êtes épaissi. C’est aussi simple que ça. Et cela prouve une fois de plus qu’il n’y a aucun intérêt de connaître son poids au gramme près, puisque l’important c’est avant tout de se sentir bien.

 

En conclusion, le poids sur la balance est un indicateur qui manque de beaucoup de précision. Même en se pesant régulièrement, difficile de savoir si nous sommes plus « gras », plus musclé, ni même comment a évolué notre silhouette. D’autres méthodes permettent d’avoir un aperçu bien plus proche de la réalité.  Dans tous les cas, n’oubliez pas que votre ressenti a bien plus d’importance qu’un simple chiffre sur une balance.

Stress et prise de poids : d’où viennent ces kilos émotionnels ?

stress et prise de poids

Journées chronométrées, boulot stressant, pression sociale, problèmes d’argent… Nous vivons dans un monde où le stress est la norme. Aujourd’hui largement banalisé, le stress chronique est pourtant loin d’être anodin pour l’organisme. Le corps humain ne serait tout simplement pas conçu pour faire face à une telle charge de stress au quotidien. Résultat, il y répond en modifiant son fonctionnement et se défend comme il le peut face à cette agression constante. Parmi les effets du stress chronique sur l’organisme, il y a la prise de poids. Oui, la science le dit : il y a bel et bien un lien avéré entre stress et prise de poids. Dans cet article, je vous explique tout !

 

Stress et prise de poids : une histoire d’hormones ?

 

Une récente étude a réussi à démontrer le lien existant entre stress chronique et augmentation du tour de taille. Aussi saugrenu que cela puisse paraître, c’est une hormone qui en est responsable : le cortisol. Le cortisol est une hormone chargée de réguler la réponse du corps face au stress. Lorsque l’organisme fait face à un stress, il sécrète du cortisol. C’est aussi simple que ça.

Le corps humain est conçu pour réagir à un stress important, mais ponctuel : fuir, chasser, échapper à un prédateur, sauver sa vie, etc.

Seulement voilà, notre mode de vie actuel est stressant. Pas ponctuellement, mais quotidiennement. Et puisque notre stress est chronique, la libération de cortisol est en conséquence.

Une récente étude a donc réussi à démontrer la relation existante entre l’élévation du taux de cortisol et l’augmentation du tour de taille. Autrement dit, entre stress et prise de poids. La sécrétion excessive de cortisol aurait aussi pour effet l’augmentation de l’IMC, la diminution de la tolérance au glucose et l’élévation du risque d’obésité à long terme. Rien que ça. Le pire dans cette histoire ? L’augmentation du tour de taille serait elle-même un facteur aggravant le stress.

 

L’impact du stress sur les comportements alimentaires

 

stress et prise de poids

 

Entre stress et prise de poids il existe également un lien bien plus psychologique. Chez certaines personnes, une situation de stress chronique a un impact direct sur le comportement alimentaire, l’acte de manger en lui-même. Il arrive alors que les individus concernés mangent pour combler le vide, pour détourner leur attention, pour se punir, etc.

La réponse comportementale face au stress est cependant très différente d’une personne à l’autre. Certaines comblent un vide, tandis que d’autres perdent l’appétit.

 

Le refuge des aliments réconforts

Qui n’a jamais entendu parler de la « comfort food » ? Il s’agit d’une tendance culinaire qui vise à chercher du réconfort au travers de recettes sensées mettre un peu de baume au coeur. L’alimentation réconfort illustre assez bien la suite de mon propos.

En effet, le lien entre stress et prise de poids n’est pas seulement psychologique, ni hormonal. Il est aussi neurobiologique. Vous l’avez certainement remarqué : en période de grand stress, vous avez des envies alimentaires particulières. Il s’agit souvent de véritables compulsions alimentaires qui arrivent sans crier gare et qui poussent vers deux types d’aliments : les gras et les sucrés. Plus les sucrés que les gras d’ailleurs.

Pourquoi ? La joie n’est pas seulement un sentiment mais un ensemble de réaction biochimique qui ont lieu dans l’organisme. C’est en partie la sérotonine et la dopamine, deux neurotransmetteurs, qui sont responsables du sentiment de bien être. Lorsque vous êtes en situation de stress chronique, votre jauge de bonheur n’est pas au maximum. Votre organisme, en perpétuelle recherche de plaisir, va donc vous pousser vers des aliments réconforts sucrés pour y trouver sa dose de bonheur.

En effet, le sucre a pour effet d’activer les systèmes de récompenses au niveau du cerveau, qui libère alors de la dopamine et de la sérotonine. Ces deux neuromédiateurs ont un effet apaisant, sédatif et relaxant. Le cerveau a trouvé son antidote face à ce stress chronique. Le même schéma se répètera constamment tout comme avec une drogue, puisque l’organisme stressé demandera de plus en plus de sucre pour activer le système de récompense.

C’est alors un véritable cercle vicieux qui se met en place : stresser, manger, grossir, stresser…

L’activation du système de récompense et la recherche perpétuel d’apaisement expliquent une grande partie du lien entre stress et prise de poids.

 

Le cercle vicieux régime stress et prise de poids

 

stress et prise de poids

 

Chercher à mettre fin à cette situation en entamant un régime restrictif est totalement contre productif. C’est pourtant le réflexe de la majorité des individus. La restriction calorique et la privation sont un ensemble de mesures stressantes psychologiquement et physiologiquement pour l’organisme.

Il y a alors fort à parier que la mise en place d’un régime aggrave la situation : élévation du taux de cortisol, compulsions, comportements alimentaires anarchiques, etc. C’est comme cela que vivent des milliers de personnes à travers le monde. Prisonnières de leur stress et inconscientes du lien avéré entre stress et prise de poids.

 

La solution durable ? s’attaquer au stress pour se libérer des kilos émotionnels.